Bonjour, je me présente, je m’appelle Marc Leparquier !
J’ai connu la peur de vos moqueries ! j’y suis resté coincé,
Et c’est rêveur que j’arpente les séquelles d’un dur sentier
Quand l’égoïsme de Cupidon m’empêche d’avancer.
C’est marrant comme ce que l’on a vécu influe sur qui l’on est !
Ce que vous m’avez fait enduré, tout en étant méchant, m’a façonné.
Étrangement, bien que maladivement stressé et timide à en crevé,
Je n’ai dans l’âme aucun regret quant à ces fois où j’ai pleuré !
Certes, il y avait pire que moi, mais à la différence de ces derniers
J’étais sensible et différent, voilà pourquoi vos gestes m’ont immoler !
Grâce à vous, et à cause aussi, ma carapace est solide comme un blindé,
Et la vie m’a mené à n’ouvrir la porte qu’une fois ces dernières années
J’ai alors pris une pierre, que dis-je ! Un rocher comme il n’en avait jamais précédé.
Je laisse paraître une sorte d’humour, un peu bidon je l’avoue !
Mais il fut des jours où la seule drôlerie était le rouge sur mes joues !
Aujourd’hui, je ne sais si c’est mal ou si c’est bien mais plus rien ne coule
Ma vie a tant fait de mes yeux des cascades que la source c’est tarie
Et bien que je refuse l’alcool et les drogues, l’existence me saoule
comme ce célibat inconsciemment volontaire, en lequel je dépérit.
La vie m’a offert un amalgame de présents
qui jouent les mathématiques en s’additionnant :
La dyslexie, une scoliose, de l‘eczéma,
Puis des allergies, de l’asthme et des tracas.
Des champignons dès Deux ans, de la tête au pieds pour le malheur des parents
Puis Le dos bloqués trois fois en trois ans, des torticolis s’y intercalant
Je fut raide comme un balais, boutonneux comme un clavier
Et l’amour, inexistant a tout de même fait de mon cœur un malheureux cendrier.
Pour finir, je me dirais tendre, sensible et solitaire
Mais j’espère un avenir d’où les cendres de mes misères
Seront comme celle du phénix renaissant
Pour que naisse de mes malheurs un aboutissement ! |